Je suis parti sur une belle Etoile. Plus rien ne se posera ici depuis ce jour du printemps 2014…sauf une traduction en anglais en cours…sauf un lien sur mes deux livres à venir un jour…. Merci pour votre écoute attentive…Que la poésie vous garde vivant...
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Je suis parti d'ici...
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L'aura du large

« L’aura du large », c’est un vrai moment poétique vécu en pleine conscience de l’instant…quelques minutes furtives, comme si tout se jouait en une seconde, comme un Big Bang de nous, individuel, sur l’Humanité entière. Le temps d’être enveloppé par un brouillard tenu et rapidement arrivé au bord de la mer, très loin de la plage, sur une marée basse de forte amplitude. Les bretons connaissent bien cette aura du large… C’était en 2013, un 21 juillet vers 21H30, sur la plage de Douarnenez. Je me souviendrai toute ma vie durant de cet étrange moment de la lumière diffuse comme une nouvelle naissance où l’on peine encore à respirer.

Alors, ici, il me fallait la prendre en image. Puis l’écrire. Mais en fait, également la raconter verbalement sur une musique contant la mer : « Tabarly » de Yann TIERSEN et ce morceau appelé « Point mort ». Parce que si la mort devait avoir ce goût, alors, je m’en souviendrai le jour venu. Puisque qu’une partie de moi est bien partie au large, ce soir-là, avec ces oiseaux. Mort là-bas pour mieux renaître au large....

Je suis né précisément le 17/06/2010 en éteignant la lumière. Je ne savais pas, ce jour-là, sa signification. Mais je revenais en fait au centre du centre. Dans ce ventre maternel où tout se construit et tout se défait aussi. Comme si pour mieux me connaître, il me fallait revenir dans un ventre rond et sans lumière. Il m’a fallu quatre ans d’un long voyage intérieur pour comprendre cette première image écrite sur « Un jour sans Aile », sur cette photographie appelée « A tes silences éclatants ».

Je suis mort le 29 avril 2013. Seul dans une chambre d’hôtel, dans la nuit à peine éclairée par la lueur d’une lampe de chevet étouffée par une étoffe. Il faisait chaud dedans et froid dehors. Et je ne savais pas que la lumière du lendemain était celui d’un nouveau jour. Et si de la nuit à l’aube, il y a un chemin à connaître, de l’aube à la lumière pleine du jour, il y a une route à arpenter. Et des très belles personnes à rencontrer pour vous la montrer et que je remercie infiniment ici. Je suis fait ainsi des autres, avec l’espoir d’avoir apporté le meilleur du mien un peu chez eux. Chez Ailes surtout.

« Avec deux Ailes » était une parenthèse de ma vie. Elle s’est refermée complètement le 20 mars 2014, le jour du printemps. Puisque parti sur une étoile appelée « Albiréo au Cygne Clair », je ne publierai plus rien ici. Et s’il me fallait retenir une seule image de la centaine produites dans mes « Déambulations mentales et poétiques », « L’aura du large » est assurément la plus profonde, la plus intérieure, la partie la plus triste en moi aussi. Cette partie de l’iceberg qu’il me fallait montrer un jour pour me l’expliquer.

La vidéo est ici (copier par un clic droit) : http://dai.ly/x19l3dg

Avec deux Ailes

Je dédie cet immense voyage, souvent douloureux mais tout le temps bordé de bonheurs, si éphémères soient-ils, à ma mère adorée qui m’a fait fleurir dans un champ de blé, moi le bleuet abandonné.
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